VICTOR HUGO (1802-1885) VICTOR HUGO (1802-1885) VICTOR HUGO (1802-1885)
 
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VICTOR HUGO (1802-1885)

Victor Hugo découvre la Normandie pour la première fois en 1835 au cours d'un voyage romantique avec sa maîtresse, Juliette Drouet. Dans ses bras, il décrit les villes et les paysages qu'il traverse. Il raconte ses impressions à Adèle, sa femme restée à Paris.

« Dieppe, Lettre à Adèle, le 8 septembre 1837 :

Il y a une bien belle promenade à faire à Dieppe. Je n'y ai rencontré aucun promeneur. Il faut, à la nuit tombante, suivre le quai méridional, côtoyer un groupe de maisons qui fait la tête d'une rue, et monter derrière le château par un sentier qui grimpe vers la falaise par le bord du fossé.»

C’est donc un long et beau voyage initiatique au cœur de la Normandie éternelle qu’il a parcourue pendant plus de cinquante ans, et tant aimée. Car elle fut un des cadres principaux de son inspiration.

Entre 1821 et 1884, il viendra plus de 10 fois en Normandie.

La Normandie pour Victor Hugo, c’est aussi VILLEQUIER et cette terrible journée du 4 Septembre 1843 où sa fille adorée, Léopoldine, se noie dans une promenade en bateau sur la Seine. Son mari, Charles Vacquerie se jettera courageusement à l’eau pour la sauver ; on retirera quelques heures après leurs deux corps enlacés.

Dévasté de chagrin, il écrit un de ses plus célèbres poèmes en 1856 :

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Dans les Contemplations, il évoque également ce chagrin inconsolable :

« Que de fois j’ai choisi, tout mouillés de rosée, Des lys dans mon jardin, des lys dans ma pensée ! Que de fois j’ai cueilli de l’aubépine en fleur ! Que de fois j’ai, là-bas, cherché la tour d’Harfleur !… Et je m’agenouillais au milieu des rameaux Sur la pierre qu’on voit blanche dans la verdure. Pourquoi donc dormais-tu d’une façon si dure Que tu n’entendais pas lorsque je t’appelais ? »

Il reviendra souvent à VILLEQUIER dans la maison d’Auguste Vacquerie. Celle-ci a été achetée par le département de la Seine-Maritime pour y installer un musée Victor Hugo.

C'est par amitié et par amour qu'il viendra pour la dernière fois en Normandie en septembre 1884, à Veules les Roses, chez son ami et exécuteur testamentaire Paul Meurice. 

On peut y visiter l'endroit où il aimait se rendre pour admirer la mer dans une grotte dite de Victor Hugo, un trou béant dans la falaise.

Citons enfin ces derniers mots sur la Normandie :

« La Normandie est à l'Italie ce que la pomme est à l'orange… »

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